Traboules du Vieux Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes (© TPopova/Getty Images)
Dans les ruelles pavées du quartier du Vieux Lyon et de la Croix-Rousse, on ne se contente pas de marcher, on voyage dans le temps. Derrière une porte en bois, un mur fendu ou une arche discrète, se cachent les traboules, ces passages secrets qui serpentent entre cours intérieures et façades Renaissance. Sous leurs voûtes de pierre, le murmure du passé accompagne chacun de nos pas.
Probablement apparues au IVe siècle, les traboules ont été surtout développées au Moyen Âge et à la Renaissance. Elles furent réinvesties à l’époque des canuts, ces tisserands de soie qui les empruntaient pour transporter leurs étoffes jusqu’à la Saône sans craindre la pluie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles devinrent les artères silencieuses de la Résistance lyonnaise, refuge et échappatoire mêlés.
On y retrouve la même âme que dans les ruelles d'Avignon ou de Carcassonne : un labyrinthe où la pierre parle et où chaque porte semble respirer. Traverser une traboule, c’est effleurer l’invisible, c’est sentir battre le cœur d’une ville qui cache ses secrets pour mieux les offrir à ceux qui osent pousser la porte.