Ours polaire à Churchill, Manitoba, Canada (© karen crewe/Getty Images)
À Churchill, au nord du Manitoba au Canada, le vent souffle déjà l’hiver. Sur la toundra ocre, une silhouette blanche se détache : un ours polaire, patient, immense, guettant le retour de la glace sur la baie d’Hudson. C’est ici, chaque automne, que se déroule la Semaine de l’ours polaire, moment unique où la science et l’émerveillement se rencontrent.
Les ours attendent le gel qui leur permettra de chasser à nouveau les phoques, leur principale source de nourriture. Leur fourrure, imperméable et isolante, capture la chaleur, et leur couche de graisse les protège du froid mordant. Mais les glaces tardent à venir. Les ours jeûnent plus longtemps, économisent chaque geste, s’adaptent comme ils peuvent.
Autour d’eux, des chercheurs observent, des voyageurs contemplent, et des caméras retransmettent ce théâtre du Nord. Dans cette immensité silencieuse, le destin de l’ours polaire raconte celui de notre planète : fragile, splendide, et suspendue à la fine frontière entre l’eau et la glace.