Un manchot papou, Île Petermann, Antarctique (© Paul Souders/DanitaDelimont.com/Alamy)
Sous une voûte glacée d’un bleu cristallin, la silhouette d’un manchot papou fend les eaux polaires. Agile et racé, c’est l’un des meilleurs nageurs de son espèce : ses puissantes nageoires le propulsent à plus de 35 km/h, lui permettant ainsi d’échapper aux prédateurs et de parcourir de vastes étendues pour chercher sa nourriture. Son bec orangé, sa posture droite et ses taches blanches sur le sommet de sa tête le distinguent du reste de la faune des rivages de l’Antarctique.
Chaque année, ces oiseaux se rassemblent par milliers sur l’île Petermann, au bout de la péninsule Antarctique. Là-bas, les falaises volcaniques et les plages enneigées offrent un refuge pour la nidification. Les couples construisent leurs nids de pierres, veillent sur leurs œufs et élèvent leurs poussins, bercés depuis leur plus jeune âge par les cris et les allers-retours vers la mer.
Dans ce décor austère, le manchot papou incarne la chaleur et la vie. Il incarne la résilience des mondes polaires et nous invite à réfléchir : préserver ces habitats, c’est aussi protéger l’équilibre de notre planète.