Banc de barracudas chevrons, Shark Reef, parc national de Ras Mohammed, péninsule du Sinaï, Égypte (© Alex Mustard/Nature Picture Library)
Petit clin d’œil à Claude François… et aux superprédateurs de la mer Rouge. Plongé dans les eaux limpides du parc national de Ras Mohammed, à la pointe sud de la péninsule égyptienne du Sinaï, on se retrouve cerné par une spirale d’argent en mouvement. Ce sont des barracudas chevrons, glissant à l’unisson dans une chorégraphie naturelle fascinante. Avec leurs rayures en V et leur silhouette fuselée, ils semblent tout droit sortis d’un rêve… ou d’un refrain. Et ici, pas de doute : ils ont plus d’appétit qu’un barracuda !
Mais ces bancs ne sont pas que spectaculaires : ils sont aussi stratégiques. En groupe serré, les barracudas se protègent des prédateurs et augmentent leurs chances de capturer leurs proies. Le jour, ils tournoient calmement autour du récif de Shark Reef ; à la tombée de la nuit, ils se dispersent pour traquer leur dîner.
Ras Mohammed n’abrite pas que ces ballets marins. Premier parc marin d’Égypte, il protège plus de 1 000 espèces de poissons et 200 types de coraux. Comme les mangroves d’Indonésie, ces écosystèmes racontent la vie, sa diversité, sa fragilité.