Cygnes chanteurs, Kotoku, Japon
Les cygnes chanteurs sont des oiseaux migrateurs capables de voler sans escale sur de longues distances. Certains ont été aperçus à des altitudes très élevées, dépassant les 8 000 mètres.
Quand l’hiver s’installe au Japon, un frisson parcourt les lacs avant même que le vent ne souffle. Puis, un cri clair fend le silence : les cygnes chanteurs sont arrivés. Leur appel puissant glisse sur l’eau, réveillant la saison froide. Ces voyageurs venus de Sibérie et de l’Extrême-Orient russe choisissent les rives japonaises comme refuge pour leurs eaux et leur nourriture.
Dans la région de Kantō, sur la plus grande île du Japon, l’étang de Kotoku reste partiellement dégagé grâce aux sources chaudes, devenant des havres d’hiver. Hauts de cou, plumage immaculé, bec jaune et noir : impossible de les manquer. À l’aube, leurs départs en formation sont un spectacle vibrant, ponctué de notes qui résonnent comme des trompettes. Ici, ils se nourrissent de grains, d’herbes et de plantes aquatiques.
Cette scène évoque nos propres traditions hivernales en France, quand les étangs de la Dombes ou de la Brenne accueillent les oiseaux migrateurs, et que les paysages givrés se parent de silence avant les fêtes. Leur retour chaque année est plus qu’un rituel : c’est le signe que les zones humides vivent et respirent encore.