Érable et forêt de bambous, Arashiyama, Kyoto, Japon
Dans la ville japonaise d’Arashiyama, près de Kyoto, l’automne se déploie comme une peinture vivante. Les érables s’embrasent de rouge, d’or et de cuivre, tandis que les forêts de bambou s’élancent vers le ciel dans un bruissement apaisant. Ces érables japonais aux feuilles finement découpées rappellent que la beauté est fragile, comme une flamme vouée à s'éteindre avec la saison.
Le bambou, lui, symbolise la force souple : il plie sous le vent sans rompre. Utilisé depuis des siècles pour construire des maisons, des paniers ou pour des rituels, il est à la fois matière et métaphore. Ces deux végétaux entretiennent ici un dialogue silencieux entre éphémère et endurance.
Cette scène nous évoque nos propres forêts d’automne, lorsque les chênes et les hêtres se parent de couleurs flamboyantes en Bourgogne ou dans le Jura. Mais à Arashiyama, chaque feuille et chaque tige semblent dire davantage : la nature n'est pas seulement un décor, c'est une sagesse inscrite dans le temps.