Jeune cormoran (© GiovanniCaruso/GettyImages)
Le cormoran a un plumage peu imperméable, ce qui l’aide à plonger plus en profondeur. C’est pour cela qu’on le voit souvent perché, ailes grandes ouvertes, en train de sécher après la pêche.
Cet oisillon glissant gracieusement sur l’eau n’est autre qu’un jeune cormoran. S’il existe près de 40 espèces de cormorans, le grand cormoran (Phalacrocorax carbo) est celui que l’on observe le plus souvent sur les côtes, estuaires, lacs et rivières d’Europe. Plongeur hors pair, il disparaît brusquement sous la surface, propulsé par ses pattes palmées, pour capturer poissons et anguilles dans le silence des profondeurs.
À la sortie de l’eau, il déploie ses ailes larges pour les faire sécher, un geste emblématique familier des paysages des zones humides. Son plumage peu imperméable, loin d’être un défaut, favorise des plongées plus efficaces. Grégaire, il niche en colonies parfois spectaculaires, marquant durablement arbres et falaises de son passage.
Longtemps perçu comme un rival par les pêcheurs, le cormoran est souvent considéré comme un indicateur précieux de la santé des milieux aquatiques. Observé à l’aube, il incarne la vie sauvage, discrète et tenace, au fil de l’eau.