Château de Versailles, France (© Mistervlad/Shutterstock)
Face au Château de Versailles, chef-d’œuvre du Roi Soleil, on pense aux fastes et aux couronnes qui ont marqué l’histoire. Pourtant, le 6 janvier, une autre royauté s’invite à nos tables : celle de la galette des rois, dorée comme les salons du palais. Cette tradition, héritière des Saturnales romaines, s’est transformée en fête chrétienne célébrant l’Épiphanie et la visite des Rois mages.
Sous ses feuillets croustillants, la galette cache une fève, symbole de chance et de pouvoir éphémère. Jadis, celui qui la trouvait devenait « roi » d’un jour, une inversion joyeuse des hiérarchies qui contraste avec la grandeur immuable de Versailles. Aujourd’hui encore, ce rituel unit familles et amis autour d’un partage simple mais chargé de sens : désigner un roi ou une reine pour quelques instants.
Entre la splendeur du palais et la chaleur d’une galette, une même idée résonne : la royauté n’est pas qu’un pouvoir, c’est aussi une fête, un éclat de lumière au cœur de l’hiver.