Fossile, mais pas has-been ! Fossile, mais pas has-been !
Journée de Fibonacci
Fossile d’ammonite de Madagascar (© ThomasLENNE/Shutterstock)
Fibonacci a introduit les nombres qui portent son nom en Europe en 1202, dans l’ouvrage appelé « Liber Abaci ».
Sous la lumière dorée de Madagascar, un fossile d’ammonite dévoile sa spirale parfaite, sculptée il y a des millions d’années dans la pierre marine. Chaque volute suit un rythme invisible : une progression géométrique semblable à la suite de Fibonacci (1, 1, 2, 3, 5, 8, etc.), dans laquelle chaque nombre est la somme des deux précédents. Ce motif, transmis de l’Inde ancienne à l’Europe médiévale, unit les mathématiques à la beauté du monde.
Les ammonites, les ancêtres des calmars et des pieuvres, évoluaient jadis dans des mers tropicales aujourd’hui disparues. En France, on peut encore découvrir leurs fossiles dans les falaises normandes ou sur les plateaux calcaires du Jura, vestiges d’un océan préhistorique. Ces coquilles pétrifiées portent la trace d’un ordre universel que l’on retrouve dans les tournesols, les pommes de pin ou la rosace des cathédrales.
Contempler cette spirale, c’est observer la géométrie du vivant, un lien secret entre la mer et les nombres, entre la matière et l’harmonie. Une invitation à écouter la nature parler le langage du temps.