Prochain arrêt : le Sud ! Prochain arrêt : le Sud !
Journée mondiale des oiseaux migrateurs
Cane branchu, États-Unis (© ps50ace/iStock/Getty Images)
Seul le canard branchu peut avoir deux couvées par saison.
Un matin d’automne, une cane branchu fend les eaux cuivrées d’un lac nord-américain. Ses plumes irisées rappellent les vitraux des cathédrales, éclats fragiles qui scintillent entre les roseaux. Comme tant d’autres voyageurs ailés, elle suit les chemins invisibles du ciel, fil d’Ariane reliant les forêts canadiennes aux marécages du Sud.
Chaque année, des milliards d’oiseaux migrateurs entreprennent cette traversée planétaire. De la sterne arctique, infatigable pèlerine des deux pôles, au minuscule colibri traversant d’un trait le golfe du Mexique, tous racontent la même histoire : celle de l’endurance et de la liberté.
En France aussi, les cieux s’animent : grues cendrées survolant la Champagne, hirondelles filant vers l’Afrique. Leurs silhouettes rappellent que les migrations sont une mémoire vivante, un souffle partagé depuis des millénaires. Célébrée deux fois l’an, en mai et en octobre, la Journée mondiale des oiseaux migrateurs nous invite à lever les yeux et à protéger ce patrimoine universel, filigrane de vie entre les continents.