Koala dans un eucalyptus, parc national de Great Otway, Australie (© Jamie Lamb - elusive-images.co.uk/Getty Images)
Dans la canopée parfumée des eucalyptus du parc national de Great Otway, en Australie, un koala veille. Ses oreilles rondes et son museau velouté émergent des feuillages argentés, tandis que son corps trapu épouse la branche comme s’il faisait corps avec l’arbre.
Ce marsupial, souvent désigné à tort comme un « ours », est en réalité plus proche du wombat que de l’ursidé. Son alimentation se compose presque exclusivement de feuilles d’eucalyptus, riches en toxines que lui seul parvient à neutraliser grâce à des bactéries spécialisées logées dans son système digestif. Pour économiser son énergie, il passe la majeure partie de son temps à dormir, parfois jusqu’à vingt heures par jour.
Sa lenteur rappelle celle des vieux chênes de nos forêts françaises : une sagesse végétale, un art de durer. Pourtant, son avenir vacille, menacé par la déforestation et les incendies. Mais des programmes de restauration et les savoirs autochtones insufflent l’espoir. Comme nos cigales en Provence ou nos loups en montagne, le koala reste un symbole vivant : fragile, mais porteur d’une mémoire et d’une force de résistance.