Cascade dans le parc national Olympic, État de Washington, États-Unis (© Chris Moore/TANDEM Stills + Motion)
Dans l’État de Washington, au nord-ouest des États-Unis, le Parc national Olympic déploie ses contrastes rares : cimes alpines, côtes sauvages, forêts embrumées. Sur plus de 3 600 km², ce site classé par l’UNESCO accueille une diversité saisissante, entre pics enneigés et plages désertes. Créé en 1938, il est l’héritier d’un monument naturel protégé dès 1909.
Mais c’est sur son flanc ouest que la magie opère avec le plus de force. La forêt pluviale de Hoh, l’une des mieux préservées au monde, reçoit jusqu’à 3,5 mètres de pluie par an. Chaque goutte nourrit un royaume suspendu : mousses fluo, cèdres rouges, épinettes de Sitka et fougères géantes s’y entremêlent. Ici vivent limaces bananes, lynx roux et ours noirs, discrets gardiens de ces sentiers.
Comme dans les forêts pyrénéennes ou les gorges du Verdon un jour de pluie, Olympic nous rappelle que certaines merveilles ne se dévoilent qu’avec lenteur. Sous les gouttes, tout devient plus dense, plus vivant. Ici, la pluie n’efface pas le paysage, elle le révèle.